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Historique
 
 


UN LIEU DE FORMATION DISCRET MAIS ATTACHANT

LA VILLA CHAMINADE

1944‑1965

Jusqu'ici, nous n'avons mentionné que la présence des Marianistes à St‑Anselme. Au fil des ans, et déjà assez tôt, les religieux ont eu l'occasion d'oeuvrer ailleurs. Mais avant d'être prêts à l'action, il faut un temps et un lieu de formation.

SÉJOUR AU QUARTIER LATIN

En 1941, nous avons vu les premiers candidats partir pour faire leur noviciat aux États‑Unis. Revenus au pays pour travailler à leur formation professionnelle, c'est d'abord au coeur même de la Capitale qu'ils ont résidé, à la «Maison des Étudiants» de la rue St‑Joachim, tout en suivant des cours à l'École Normale Laval.

Le Frère Joseph Roy, manitobain, tout frais échappé d'un séjour d'études en Europe pendant la guerre, fut Directeur de ce petit groupe de trois: Germain Paradis, Alfred Allen et Marius Lessard.

JE VOUDRAIS FAIRE QUELQUE CHOSE POUR VOUS AIDER

Très vite, ils sentent l'importance d'avoir un lieu de formation bien à eux. Mais où et comment? Écoutons le Père Jacq nous en faire le récit : «Ce qui nous paraissait difficile, fut un jeu pour notre céleste patronne, dont l'assistance pleine d'amour s'était  manifestée à tous les pas de son oeuvre  naissante. Le 25 octobre 1943, un ensemble très fortuit de circonstances appelait nos  postulants à donner au Patro de Lévis, une  séance dramatique et musicale.

Le lendemain  nous arrive de Lévis  un Monsieur totalement inconnu. «Depuis cinq ans, nous dit‑il, je n'ai pas assisté à une séance, je ne sais ce qui m'a poussé  irrésistiblement à assister à la vôtre. Ce que vous y avez dit de votre entière appartenance à la Sainte Vierge, m'a beaucoup plu, et je voudrais faire quelque chose pour vous aider. Je vous invite à venir voir une de mes propriétés.»

Nous  nous y rendons avec empressement. Belle et   confortable maison, aux salons luxueux, au milieu d'un parc charmant, dans un site  magnifique, sur les bords du Saint‑Laurent près de St‑Romuald. C'est très beau,  pensons‑nous, cela conviendrait  admirablement pour un Noviciat. En attendant, on pourrait y abriter les  Scolastiques. «Pourriez‑vous nous faire un  prix, pour que nous informions nos Supérieurs?» ‑ «Vous direz quelques messes à  mes intentions», nous répond notre bienfaiteur. «C'est un don que je veux vous faire.» Un mois plus tard, tous actes passés devant notaire, maison et propriété devenaient nôtres. «Deo Gratias et Mariae!»  On fit dans la nouvelle maison les adaptations nécessaires, et à l'été 1944, la coquette «VILLA CHAMINADE» recevait   notre communauté du scolasticat, en attendant que dans un avenir très prochain, elle serve de cadre au premier noviciat marianiste canadien. Ce généreux donateur est François‑Marcel Bernier. » 

UN CADEAU DU CIEL... BIEN NÉGLIGÉ  

Ces «adaptations» dont parle le Père Jacq, ont consisté, en fait, en des rénovations profondes à cette demeure originale de style victorien, bâtie en 1882 par la famille Gravel, alors prospère dans le commerce du bois. Il fallut refaire toute la plomberie, y compris capter une source à 1100 pieds dans la colline, le chauffage et l'électricité de cette demeure qui avait connu au moins trois ans d'abandon.

Que de démarches difficiles, en cette période de guerre, dut faire le Frère Joseph Roy qui apprit pour ainsi dire le métier de rénovateur par correspondance avec le Frère Duventester, Économe de St‑Louis, tout en lui demandant aussi chaque fois l'argent nécessaire pour éponger les dépenses les plus urgentes.

SUEUR ET POUSSIÈRE

Au printemps 1944, chaque samedi, les jeunes religieux, accompagnés de leur Directeur, prenaient le chemin de la Rive Sud : bateau, puis 20 minutes  de tramway, pour aboutir à leur chantier où tous les planchers étaient jonchés de débris de plâtre.

L'été venu, les travaux se firent plus intensifs. Il fut enfin possible d'y célébrer la première messe pour la fête de Ste‑Anne avec le Père Herbert Kramer qui venait d'arriver des États‑Unis en compagnie du nouveau Frère Paul Lambert.

AUX ÉTUDES!

En septembre, les cours s'organisent sur place avec le Frère Eugène Albert venu de St‑Anselme prêter main forte à ses confrères en vue de préparer de futurs religieux enseignants. Les activités continuent au cours des années suivantes. On ajoute des cours de grec et de latin pour les scolastiques qui se destinent à la prêtrise.

CHANGEMENT

Pendant ce temps, à St‑Anselme, l'Institut Ste‑Marie sort de terre. Lorsqu'il est terminé, en 1948, le scolasticat va y occuper ses nouveaux quartiers. Mais la Villa continue sa vocation de maison de formation marianiste car désormais les novices du Québec, et parfois du Manitoba, y seront formés sous la direction du Père Georges Tisserand venu de France deux ans auparavant.

UN NOVICIAT PAISIBLE

Dans ce lieu de calme, en communion tant avec le surnaturel que la nature dans cette vaste propriété, les novices y mûrissent leur vocation. Les nombreux travaux de ménage, de culture, d'entretien les gardent en contact avec les réalités matérielles. Pendant la belle saison, le jardin assez productif occupe une place importante. Chaque année, on y fait de nombreux bocaux de conserves. Le printemps, les érables de la propriété sont mis à contribution pour donner un sirop toujours très apprécié.

VIVE LA NATURE!

Et puis, certains jours, il y a les promenades dans la région, en contraste avec le traditionnel tour du Domaine en passant par St‑Télesphore et la côte Bennet. On pousse des pointes dans la grande nature le long de l'Etchemin, les Chutes de la Chaudière ou vers St‑Jean‑Chrysostome, alors un modeste village. Il y a aussi le grand circuit du côté de Québec en passant par le pont et le bateau. L'hiver venu, des skis artisanaux permettent certaines prouesses dans les collines avoisinantes. Sur place, une patinoire à extension variable selon les années, permet de partager les jeux avec les jeunes du quartier. De même pour le volley‑ball et même le basket‑ball installé dans la vieille grange devenu «aréna» en 1960.

DE BONS VOISINS...

Divers liens sont établis avec les voisins, les Couture, Boutin, Veilleux... et le plus apprécié est celui de Mme Edmond Gravel, véritable marraine des Marianistes pour ses dons de fleurs, nappes et ornements d'autel ainsi que diverses attentions délicates. Pendant le mois de mai, la statue de la Vierge rassemble les gens du quartier pour la récitation du chapelet. La chapelle accueille aussi des fidèles pour la messe pendant l'Avent, encore plus au cours du Carême, et bien sûr, pour la messe de Minuit.

ET DU BON CHOCOLAT!

Les liens les plus profonds sont tissés avec le monastère des Trappistines sur les hauteurs de St‑Romuald, spécialement pour les célébrations spéciales. Le Père‑Maître y est concélébrant et les novices deviennent servants. La rémunération se fait en nature; et puisque les lieux sont renommés pour la production de chocolat, les boîtes aboutissent dans les armoires du Maître des novices qui en fait profiter ses protégés le dimanche et aux occasions spéciales.

AUTRE CHANGEMENT

Le noviciat continue ainsi jusqu'en 1959. On décide alors d'envoyer les novices, peu nombreux, se former aux États‑Unis. Le 24 janvier, les deux novices quittent la Villa en compagnie de leur Père‑Maître, le Père Maurice Égron, un autre Français, qui a remplacé le Père Tisserand en 1964. le Frère Normand Audet, son assistant, un vétéran de la Villa depuis 1952, va enseigner à St‑David. Mais les lieux ne restent pas inoccupés. Le Père Tisserand, devenu prédicateur de retraites spécialement auprès de religieuses, y établit ses quartiers en compagnie du Frère Gérard Laliberté, cuisinier. A l'automne, les scolastiques reviennent y habiter, tout en suivant des cours au Séminaire St‑François de Cap‑Rouge. L'année suivante, le Collège de Lévis accueillera la plus grande partie des religieux étudiants auxquels se sont aussi joints des aspirants.

ÉTUDES INTENSIVES

Quatorze personnes redonnent vie aux lieux en compagnie du fidèle chien Milou. Puis, il y a aussi des Marianistes qui poursuivent leur formation universitaire. Un extrait de notre revue de famille, en janvier l965, décrit la situation: «Les membres de la Communauté, les Scolastiques et les Postulants s'ingénient tous les jours à faire du neuf pour rendre le plus agréable possible la vie d'étudiants. Les études ne manquent pas. Très nombreuses et incitant de plus en plus à la recherche, elles font en sorte que la Villa est une oasis agréable et tranquille pour l'acquisition de la science nécessaire à chacun pour «faire valoir de son mieux son petit talent.»

«La Villa est aussi un pied à terre pour nos Frères voyageurs qui s'arrêtent goûter les mets appétissants de notre «cordon bleu», Mlle Jeannette Dion. la Villa est de plus le sanctuaire où se réfugient ceux qui veulent, pendant une journée ou deux, travailler ou méditer dans la tranquillité...»

  La Vierge Marie à St-Romuald à la Villa Chaminade
     

NOUVELLE VOCATION

Mais, à ce moment déjà, les jours de la Villa Chaminade sont comptés, car la même publication nous apprend que les travaux du futur scolasticat en construction à Cap‑Rouge, en vue de regrouper les religieux en formation, vont bon train. C'est là que toute la communauté déménage en septembre, tournant le dos à l'attachante maison qui commence alors une nouvelle vocation comme annexe à l'établissement voisin devenu hôpital pour personnes âgées, sous la direction de la famille Garon.

21 ANS DE VIE MARIANISTE

Ainsi, de 1944 à l965, la Villa Chaminade, ainsi nommée en l'honneur du fondateur des Marianistes, a vu défiler des jeunes religieux qui se sont efforcés de découvrir le sens de leur vie selon l'Évangile, de développer leurs talents et d'apprendre à vivre dans l'harmonie sous le regard de leur Mère, représentée par la modeste statue de la cour, toujours accueillante pour ses enfants.


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